Retour à la page d'accueil
>Jeunesse >Une convention régionale pour avancer sur l’égalité entre les filles et les garçons

Une convention régionale pour avancer sur l’égalité entre les filles et les garçons

Article Jeunesse 1er/10/2021

Le 8 mars dernier, la Convention régionale sur l’égalité entre les filles et les garçons dans le système scolaire a été signée. Déclinaison régionale de la Convention interministérielle 2019-2024, celle-ci se met progressivement en place dans la région, mettant en lumière des actions déjà existantes, ou faisant parler des indicateurs jusqu’ici peu visibles.

Le 8 mars dernier, la Convention régionale sur l’égalité entre les filles et les garçons dans le système scolaire a été signée. Déclinaison régionale de la Convention interministérielle 2019-2024, celle-ci se met progressivement en place dans la région, mettant en lumière des actions déjà existantes, ou faisant parler des indicateurs jusqu’ici peu visibles.

La convention régionale

L’objectif de la Convention régionale 2021-2024 est de sensibiliser et de former encore davantage les personnes encadrant des enfants et des jeunes, qu’ils ou elles soient en club sportif, en périscolaire ou dans le cadre scolaire. Mais également de lancer, pérenniser ou innover dans des actions de sensibilisation directement auprès des enfants, comme cela a été fait en mai et juin 2021 dans la Haute-Loire avec l’exposition itinérante « Super égaux ».
À travers cette exposition s’arrêtant tour à tour au Puy-en-Velay, à Yssingeaux et à St-Julien-Chapteuil, 602 filles et 650 garçons de 6 à 18 ans ont pu interroger l’égalité des sexes à travers quatre pôles, complémentaires mais indépendants : la naissance, l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Des associations, des écoles, des IME, des collèges, des lycées, des accueils de loisirs ont été partenaires du CIDFF 43 (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles), qui a impliqué ses salarié.es comme ses bénévoles.

Quelques chiffres autour de la Convention régionale :

-  7 partenaires publics (État et Conseil régional), dont le rectorat de région académique et la DRAJES ; la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) ; le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes ; la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt d’Auvergne-Rhône-Alpes (DRAAF), etc.
-  7 fiches actions, traitant notamment de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, de la promotion de l’égalité filles-garçons à la fois dans le domaine péri et extra-scolaire et dans les dispositifs d’engagement de la jeunesse (service civique, SNU, échanges internationaux).

Vos interlocutrices

Des référentes académiques côté scolaire sont missionnées dans les trois académies de la région Auvergne-Rhône-Alpes :
-  Pour l’académie de Clermont-Ferrand : http://www.ac-clermont.fr/actualite/un-engagement-pour-legalite-filles-garcons-2021-03-10/
-  Pour l’académie de Lyon : https://www.ac-lyon.fr/egalite-filles-garcons-121744
-  Pour l’académie de Grenoble : https://www1.ac-grenoble.fr/article/egalite-entre-les-filles-et-les-garcons-121882
-  Guide commun du réseau des référentes et référents égalité dans le second degré : http://www.ac-clermont.fr/fileadmin/user_upload/Espace_Comm/tips-and-tricks/Guide_%C3%A9galit%C3%A9_filles_gar%C3%A7ons_comm__3_.pdf

Exemples d’indicateurs à surveiller

Notons tout de suite quelques indicateurs à surveiller dans les trois années à venir pour tendre vers une plus grande mixité :

-  Dans le domaine sportif, seules 22 % des instances dirigeantes du sport dans la région (comités départementaux et ligues régionales) sont présidées par des femmes ;
-  En AURA, il y a 39 % de licences féminines toutes fédérations confondues ; dans les fédérations multisports en revanche, les licences féminines représentent 55 % des licences ;
-  Depuis février 2020, 70 signalements touchant principalement des mineures sur des faits d’agression, de harcèlement, de propos sexistes, voire de viol. Ces signalements mettent en cause 53 éducateurs sportifs sur plus d’une vingtaine de disciplines différentes ;
-  Sur les nouveaux et nouvelles diplômé.es 2019-2020 dans l’animation et le sport (BPJEPS) de moins de 25 ans, il y a seulement 17 % de femmes ; au contraire, dans l’animation volontaire, il y a 70 % de femmes diplômées BAFA (animatrices) en 2020 et 74 % de femmes diplômées BAFD (directrices d’accueils de loisirs).