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Marcel BARBAT CTS nordique : le renouveau du ski en Auvergne

Article Regards d’experts 1er/02/2011

Marcel Barbat, Conseiller Technique et Sportif Ski en Auvergne, a accepté de répondre à nos questions. Regard d’un expert sur une discipline sportive

Peux-tu présenter le comité régional ?

Le comité régional est atypique, il est composé de 9 départements (Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Indre et Cher) avec seulement 5 comités départementaux (Cantal, Cher, Corrèze, Haute-Loire et Puy-de-Dôme) Il rassemble 3 600 licences pratiquants, 65 clubs (alpin et fond) 70 enseignants de ski alpin et 25de ski de fond.
Le comité régional de ski d’Auvergne est une émanation régionale de la fédération Française de ski (FFS) a été créé en 1932 et est un des 17 comités régionaux Français.

Quelles sont tes missions en tant que CTS.Ski ?

Mes missions sont de plusieurs ordres, les principales sont :
- Soutien, aide au développement des clubs et structures fédérales.
- Mise en place et coordination de l’Equipe Technique Régionale.
- Suivi de l’entraînement de la sélection régionale (benjamin, minimes, cadets, jeunes 1 et 2.)
- Aide à la structuration du biathlon sur l’ensemble du comité régional
- Mise en place des formations Brevets d’Etat, cadres fédéraux, pisteurs secouriste fond, aide aux mises en place des espaces ludiques sur les différents espaces nordiques
Elles sont complètement en phase avec la ligne politique du comité.

Quelles sont tes priorités ?

Le développement des clubs, l’encadrement et le suivi des athlètes, la formation des différents cadres et le renforcement des structures qui permettent une bonne pratique sportive des jeunes skieurs de fond et une bonne scolarité.
Le collège et le lycée sont des éléments essentiels pour l’accession au niveau régional puis pour les meilleurs au niveau national.

Quels sont les freins ?

Les freins sont communs à l’ensemble des comités régionaux des autres disciplines sportives : les finances . Le budget de la commission fond est nettement insuffisant pour conduire une politique sportive sur le long terme, le budget du comité ski est en baisse, il y a toujours des difficultés pour la mise en place de sections sportives au sein des collèges et des lycées, nos effectifs de jeunes pratiquants sont limités. Un seul club est vraiment structuré pour les accueillir, mais les hivers enneigés ne sont pas toujours au rendez- vous. Aussi, il est difficile de proposer aux sportifs un calendrier de manifestations sportives sur plusieurs mois, des stages de formation de qualité… peut-être qu’un enneigement assuré avec de la neige de culture améliorerait les conditions de pratique et permettrait de ce fait une pratique plus régulière de décembre à début avril. Mais cela a un coût…

Quel est ton rôle dans cette aventure ?

Mon premier rôle est un rôle d’animation : faire le lien entre le comité, les clubs, les sportifs. Le CTS d’une discipline comme le ski doit être extrêmement polyvalent : il doit entraîner, coacher, préparer et tracer les pistes, faire le suivi jeunes/parents, rencontrer les élus des collectivités, mettre en place des formations aux métiers de la montagne qui peuvent ouvrir, pour certains candidats, vers un avenir professionnel.

Quels objectifs sont visés à travers une structure scolaire comme celle du collège de Besse ?

La structure du collège de Besse permet aux jeunes les plus motivés, du Massif du Sancy, de concilier un cycle normal de scolarité et le ski.
Ces jeunes sont pris en charge après les cours par l’entraîneur du club de Besse. Ces temps de formation technique et physiologique sont essentiels car ils permettent d’approfondir ces domaines. Sans cette collaboration entre le collège et les associations, la plupart des jeunes ne poursuivraient pas l’activité.
Les conditions de pratique du ski de fond sont assez spécifiques, l’entraînement se déroule lorsqu’il fait jour, alors que dans une scolarité normale les jeunes ne sont disponibles qu’à partir de 17 heures - sans compter le temps de transport sur le lieu de pratique.
Le regroupement des jeunes permet aussi une certaine émulation entre eux mais le plus important c’est qu’ils bénéficient d’un encadrement de qualité, que les structures clubs ne peuvent apporter.

J’espère que l’organisation mise en place, depuis quelques années, permettra à des jeunes du comité d’Auvergne d’accéder à l’élite du ski français.

Quelles évolutions peux-tu retracer aujourd’hui du ski en Auvergne ?

Je constate une baisse importante du nombre de licences depuis les 25 dernières années. Cette baisse est également sensible au plan national avec des conséquences au niveau des réductions budgétaires sur les différentes commissions sportives.
L’effectif des clubs reste cependant assez stable. Quelques clubs seulement sont en difficulté au niveau des effectifs.
Je tiens à souligner la disparition de nombreux foyers de ski de fond sur la Haute-Loire et le Cantal. Ces foyers avaient un rôle important sur la pratique du ski scolaire. Ils étaient également le moyen de recrutement le mieux adapté pour alimenter nos clubs en licences.

Pour conclure, je dirai que mon métier est passionnant avec une grande variété de missions. Il est aussi très riche en relations humaines et me permet d’être toujours en contact les jeunes. Mais c’est aussi un métier très exigeant au niveau des horaires surtout avec l’éloignement de nos massifs et les difficultés de circuler dans les conditions hivernales.